Le Chéran.
Le Chéran, dans le vallon de Bellevaux - Massif des Bauges - Savoie.

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Le sentier découverte de Bellevaux, Ecole en Bauges.

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Cette balade vous emmene au pied du Pécloz et d'Armène à la découverte de Bellevaux, de sa forêt, de son alpage et de l'ancien village détruit par l'armée allemande en 1944.

Le dénivelé est d'environ 300 m, avec un début de parcours en lacet dans la forêt. Prévoyez environ 2H30 à 3 H pour la boucle complète.

Facile et accessible pour tous, même les enfants.

PS : Diaporama maxi-taille en cliquant sur les photos + roulette de la souris (ou flèches) pour le défilement.

De nos gites, prenez la direction des 'Bauges Devant' jusqu'à Ecole puis remontez le Chéran en dépassant 'Carlet'. Le parking est à la bifurcation avec la route qui part vers la chapelle-l'ancienne pépinière.

Un livret explicatif est disponible à la maison Faune-Flore d'Ecole ou à l'Office de tourisme du Châtelard. Sur le terrain, des panneaux et modules pédagogiques complètent l'information lors de votre marche.

Du parking, continuez à pied la route sur environ 500 m puis prenez le sentier qui monte sur la droite en lacets réguliers dans la forêt.

Vous rejoignez plus haut la route forestière qui dessert aussi l'alpage.

Les prairies sont vraiment fleuries. L'herbe de l'alpage est variée à souhait.

Depuis le début des années 2000, les Bauges sont précurseur dans la gestion des 'prairies fleuries', patures reconnues pour la qualité de leurs compositions.

Et la qualité de l'herbe se répercute évidemment sur les fromages !

Un troupeau de vaches laitières passe l'été à Bellevaux où elles sont traites matin et soir sur place.

L'alpage est d'altitude assez faible comparativement aux autres. De plus, l'absence de chalet et le bon chemin d'accés fait que l'alpagiste ne reste sur place la nuit.

Le sentier redescend sur la droite, juste avant la place où est installé la salle de traite.

Cependant, ne l'ayant pas vu, nous avons traversé tout l'alpage jusqu'au pied d'Armène, en face. Bien nous en a pris, le paysage étant vraiment reposant et joli malgré le couvert nuageux de ce 23 juin 2013.

Du sommet de l'alpage, on peut aussi rejoindre l'Arcluse (2041m) en suivant le ruisseaux de la Lanche puis obliquer à droite et monter dans la pente.

De l'extrémité de Bellevaux, on a une belle vue sur les Bauges, avec le verrou glaciaire du Chatelard.

De l'ancien village de Bellevaux, il ne reste que des pierres après la destruction par l'armée allemande en 1944. La dernière ruine encore debout est celle de la fruitière qui transformait le lait du village.

Cependant, le village comptait encore 40 personnes à la 2eme guerre.

Du village de Bellevaux, descendez le chemin qui longe le nant des Lanches pour arriver à une belle chapelle de taille fort respectable pour le lieu.

La chapelle de Bellevaux fut construite en 1865 sur l'emplacement d'une source appellée "Sainte Fontaine".

Tous les ans, un pélerinage a lieu le lundi de Pentecote.

En contrebas de la chapelle, on rejoint la pépinière (ancien lieu de production de plant de sapin et d'épicéa).

Sur cet emplacement, l'ancien prieuré avait été construit. En 1792, ces biens seront aliénés par les révolutionnaires puis il sera détruit en 1825 par un incendie et ces ruines utilisées comme carrière à pierre. Le seul vestige actuel est un monument érigé en 1955.

De la pépinière, on descend à travers la forêt dense jusqu'au Chéran que l'on suit jusqu'au parking de départ.

Dans le même secteur, vous pouvez aussi vous balader de Carlet à Bellevaux , c'est en sous bois.

Historique de la 'sidérurgie' en Bauges.

Au milieu du XVIIeme siècle, un important centre métallurgique s'installa sur place, la proximité des mines de fer des Hurtières (à l'entrée de la Maurienne) ainsi que l'abondance de bois en Bauges expliquant ce choix. La déforestation prononcée et la révolution industrielle marquera le déclin puis l'abandon du site.

A son apogée, tous les 3 ou 6 ans, le fourneau était allumé pour une coulée de 6 mois produisant plus de 250 T de fer.

Pour cette période de production, 1200 T de charbon était nécessaire soit l'équivalent de 15 000 m3 de bois. On comprend ainsi mieux le déboisage intense de la Maurienne puis ensuite des Bauges.

Le fer était ensuite travaillé en Bauges, principalement dans les 'clouteries' dont notamment celle du 'Martinet', juste avant la cascade du Pissieu, à 2 km de nos gites.

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